Catharisme d'aujourd'hui
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 L'être, Dieu, le Bien

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Guilhem
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MessageSujet: L'être, Dieu, le Bien   L'être, Dieu, le Bien EmptyLun 1 Aoû - 18:10

Selon les auteurs l'Être est à l'origine de la métaphysique, elle-même source de la philosophie, ou il est la métaphysique, voire la scolastique, voire des formes initiales de bien des sciences, y compris assez récemment de la physique quantique.
En fait, plus on étudie l'Être chez les auteurs qui ont voulu lui trouver une origine historique et une fonction, plus on sent l'Être lui-même échapper à notre analyse.
Si Aristote a bien écrit : «L'ontologie est l'étude de l'être en tant qu'être», faut-il en déduire que l'être est un objet accessible à l'étude, une sorte de principe selon la vision d'Aristote ou une Idée selon celle de Platon ?
Et si cela était plus profond ?
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Chantal

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MessageSujet: Re: L'être, Dieu, le Bien   L'être, Dieu, le Bien EmptyMar 2 Aoû - 18:23

Je relis la question de l'être selon Parménide et Héraclite, pour être à l'aise lors du prochain prêche.
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Guilhem
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MessageSujet: Re: L'être, Dieu, le Bien   L'être, Dieu, le Bien EmptyMar 2 Aoû - 19:24

Héraclite n'est pas à mes yeux le plus intéressant. Si Parménide en fait quelque chose de primordial, Aristote le rapproche de la métaphysique et Platon l'inclut dans sa théorie des Idées. Ensuite, ce ne furent que des gloses stériles et des digressions jusqu'à Sartre inclus.
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MessageSujet: Re: L'être, Dieu, le Bien   L'être, Dieu, le Bien EmptyMar 2 Aoû - 19:28

En outre Héraclite est particulièrement abscons et compliqué, ce qui en philosophie en dit long. Je vous livre la succulente remarque de Socrate concernant les écrits d'Héraclite :
«Ce que j'en ai compris me paraît géniazl ; pour le reste que je n'ai pas compris, je crois qu'il en est de même, mais j'aurais besoin pour interprète d'un bon nageur de Delos.» L'être, Dieu, le Bien 1f604
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MessageSujet: Re: L'être, Dieu, le Bien   L'être, Dieu, le Bien EmptyMer 3 Aoû - 18:55

Parménide définissait l'être comme ce qui se trouve au fond des choses. De tout ce qui existe on peut dire qu'il  "est. . ." , et tout ce qui existe peut donc être inclus dans la formule  ". . . est. . . "
Parménide parle indistinctement de l'être et de la vérité des choses. [le cheval " est ": Vérité = Être ] Selon lui, la "vérité" était une propriété de tout ce qui existe et un concept équivalent à celui d'être ou d'exister. 
Héraclite et Parménide ont établi une première caractérisation de l'être. Tandis que les choses sont multiples, naissent et périssent car elles ont un début et une fin, leur "être" en revanche, commun à toutes, est unique, toujours égal et passe inaperçu. Tous deux établirent aussi que l'être est préalable aux choses: si "être" n'était pas déterminé, définissable, les choses ne pourraient pas exister.
Ils établirent ensuite une deuxième caractérisation de l'être: l'être doit être défini par rapport au néant, ou au non-être. L'acte d'être, en tant qu'exister, doit consister en une lutte contre le néant. Dans cette lutte, livrés l'un à l'autre, ils constituent un même tout. Le non-être est un élément constitutif de l'être. C'est pourquoi l'être est si fuyant, il ne se manifeste qu'en se retirant au fond des choses. et c'est là que ça se corse! Que naît le paradoxe. Cet effacement de l'être provoque le fait que l'on ne peut pas en même temps en faire un sujet sans le gâcher, puisqu'en faire un sujet signifie lui donner un rôle central, alors que l'être, par nature, se cache dans le fond des choses, reste au second plan. D'un côté, il faut s'intéresser à l'être, le mettre en évidence, mais de l'autre, il ne faut pas oublier que l'être des choses se trouve au fond d'elles et, par conséquent, doit passer au second plan: on ne peut pas en faire un sujet sans en détruire sa nature. Pour nous aider à saisir cette réflexion des deux penseurs,  Joan Ferrer Gràcia  propose l'image du vase de Rubin ( soit on voit le vase blanc sur fond gris des deux profils, soit on voit les deux profils sur le fond blanc du vase).
Mais ce que je préfère retenir  de la réflexion de Parménide , est sa conception de l'être comme une révélation divine que l'humain  ne peut connaître que s'il a suivi le bon chemin. Ainsi fait-il parler la déesse dans son poème:
Citation :
Il faut que tu sois instruit de tout, lui dit-elle: 
du coeur sans tremblement de la vérité 
(aléthéia) bien ronde,  
mais aussi des vues des mortels, où on ne peut  
se fier à rien de vrai.
"sans tremblement" signifie que l'être des choses n'est pas sujet au changement, contrairement aux choses (dont les humains font partie) vouées à la corruption et à une fin.
Heidegger, qui a forgé le concept essentiel du Dasein (= l'être là) , dans sa première période reprendra ce concept de l'être: le Dasein est jeté dans le monde dès sa naissance. Il porte en lui l'être, mais aussi, le rien, car pour Heidegger, au début de sa réflexion ''rien" et "être" sont la même chose en tant qu'ils se différencient de l'"étant".
Je me suis complètement appuyée sur l'analyse du philosophe Joan Ferrer Gràcia  ( Héraclite et Parménide, coll "apprendre à philosopher") pour approcher ces penseurs difficiles à comprendre. je compte sur Guilhem qui connaît bien Parménide pour me reprendre si j'ai fait des erreurs. . .
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MessageSujet: Re: L'être, Dieu, le Bien   L'être, Dieu, le Bien EmptyMer 3 Aoû - 20:51

En fait il a essayé de relier l'Être et le principe que différenciera Aristote.
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MessageSujet: Re: L'être, Dieu, le Bien   L'être, Dieu, le Bien EmptyJeu 11 Aoû - 12:33

Pour en revenir au catharisme, rappelons-nous que Dieu est pour nous un principe par nature et qu'il dispose de l'Être par substance.
De ce fait nous devons comprendre qu'un principe philosophique n'a rien à voir avec un principe moral et que l'Être ne connaît qu'une seule possibilité : être. L'absence d'Être dans une observation n'est pas un non-Être mais un néant d'Être.

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MessageSujet: Re: L'être, Dieu, le Bien   L'être, Dieu, le Bien EmptyVen 12 Aoû - 17:50

Autant je saisis bien ce qu'est le principe du Bien, autant le principe du Mal me laisse un peu confus. 
Peut-on dire que le Mal, ou le Démiurge, issu du Néant, existe dans le temps et l'espace, mais qu'il ne dispose pas de l'Etre?
Le Démiurge est-il une émanation ou une création du Néant? Le monde est en revanche la création du Démiurge, imparfaite et impermanente, ou me trompé-je? 
La capture des Esprits saints est-elle une tentative désespérée du Démiurge destinée à tenter de donner de l'Etre à une création qui existe seulement et retournera au Néant à la fin des temps?

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Guilhem
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MessageSujet: Re: L'être, Dieu, le Bien   L'être, Dieu, le Bien EmptyVen 12 Aoû - 19:31

Le Mal est principiel en cela qu'il est à l'origine de tout ce qui se réfère à lui. Pour autant est-il une entité éternelle ou bien un soubresaut du néant, comme une sorte d'onde gravitationnelle résultant d'un anéantissement ou d'une fusion d'objets ou de zones spatiales ? Très bonne question. On essaiera d'en parler le mois prochain.

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MessageSujet: Re: L'être, Dieu, le Bien   L'être, Dieu, le Bien EmptyVen 12 Aoû - 19:54

En effet, ce concept cathare qui appréhende Dieu comme un principe peut être déroutant pour bien des gens. Je ne saurais pas vraiment vous expliquer pourquoi je l'ai adopté avec un enthousiasme sans calcul, mais il en fut bien ainsi pour moi. Parce que le Dieu " genré" ne convenait pas à mon esprit de femme révoltée contre la violence des Dieux Antiques ( exprimée même à l'égard de déesses) comme celle du Dieu de la Bible? Parce que la liberté de conscience et de penser était plus important pour moi que d'accepter les modèles à suivre? Un peu de tout ça, sans doute. Il me restait, pendant de longues années, de ma formation religieuse ratée, une seule image bien vivante, toujours belle, toujours pure et parfaite du Christ et de son message d'Amour. Là, en fait, il y avait tout ce qu'il fallait, mais je ne m'en rendais pas compte, pour prendre mon propre chemin spirituel alors que comme bien des gens je me pensais athée. 
Le principe du Bien, au début de toutes choses, éternel, incorruptible, immuable: c'est juste ce qu'il me fallait!
En effet, Dieu est inconnaissable en ce monde , il en est absent, et comme dit Yves Maris:
Citation :
Nul discours vrai, au sujet de Dieu, ne peut être prononcé sans se heurter aux limites de l'intelligence. Nous ne pouvons parler de ce que nous ne connaissons pas[. . .] La théologie est un plaidoyer qui sonne faux. ( cf, "Le Manifeste)
C'est bien pour cela qu'une théologie cathare n'existe pas. Et c'est bien pour cela aussi qu'il est plus facile pour nous de dire ce que Dieu n'est pas.
Citation :
Comment penser Dieu s'il est absent de l'espace-temps de notre existence? Il n'est évidemment pas une personne, ni une chose concrète, ni un astre au centre du cosmos.
C'est donc frustrant pour l'esprit humain de ne pouvoir l'imaginer, communiquer avec lui. Et pourtant, il réside un réel danger dans le fait de le penser comme nous; le piège de l'anthropomorphisme, aussi vieux probablement que le sentiment religieux, ne peut que freiner le croyant cathare dans son développement spirituel, comme l'a souligné Guilhem:
Citation :
Ainsi, le rejet de l'anthropomorphisme est-il fortement signifiant dans le catharisme. . .
Penser Dieu semblable à l'humain, d'une manière ou d'une autre, c'est l'amoindrir. Ceci est évidemment impossible. Il est étranger à ce monde en raison même de sa perfection. C'est pour cela qu'il est nécessaire au croyant cathare de rejeter tout anthropomorphisme et en outre, selon Guilhem  d'apprendre à s'en éloigner affectivement. Une attitude originale et plus philosophique, peut-on penser, et qui en outre   est  plus facilement adaptable  au concept de principe. Là, encore, il est important de souligner l'originalité cathare. 
Cette attitude à l'égard de Dieu se retrouve bien chez notre philosophe croyant ayant parcouru, me semble t-il, une belle part du chemin:
Citation :
Bien que le concept de Dieu ne corresponde pas à une représentation vraie, l'idée informelle de Dieu réside dans nos pensées. Ce n'est qu'en nous-mêmes que nous fréquentons Dieu. L'erreur manifeste consiste à vouloir donner une positivité à un concept détaché de toute réalité. Chacun de nous peut affirmer que l'idée de Dieu est vraiment en lui-même. Si Dieu parle en nos consciences, nous en sommes seuls juges. En revanche, proclamer que Dieu attend de nous que nous imposions sa loi est folie. Authentique au coeur de notre conscience, l'idée de Dieu perd toute légitimité si nous prétendons l'imposer sous quelque forme que ce soit; s'agirait-il des dix commandements, désigner un texte de loi comme "parole de Dieu" est déraisonnable et mensonger. Dieu n'est pas opposable. Il ne peut être extérieur à soi-même.  
C'est ainsi que le cheminement du croyant cathare est solitaire, car ne pouvant communiquer avec lui, nous ne pouvons réellement , ainsi que le rappelle Guilhem, aider que nous-même en ce qui concerne notre éveil et la progression de notre foi.  
Finalement, nous n'avons pas besoin de définir Dieu, puisque nous émanons de lui et que vers lui nous retournerons. 
Guilhem a écrit: 
Citation :
La création divine disposant de l'Être, se suffit à elle-même. 
S'il est alors trop frustrant pour nous de ne pas connaitre Dieu, on peut toujours échapper aux"" vieilles tentations" de le représenter en se rattachant au joli mythe cathare du soleil et de ses rayons. N'oublions pas que tels les rayons émanant du soleil restent liés à leur source aussi loin qu'ils s'en trouvent, nos esprits prisonniers dans nos tuniques de chair restent toujours reliés au principe du Bien. Consubstantiels à leur principe, ils gardent en eux , comme lui, l'immuabilité, la perfection et l'éternité. Ils n'ont plus qu'à faire le chemin nécessaire pour préparer leur retour.
Puisque Dieu parle en nos consciences, c'est là que nous devons le chercher, c'est là que nous pouvons le trouver. C'est cette petite flamme qui, une fois éveillée, réchauffe notre conscience, c'est cette petite flamme qu'il faut protéger et aider à grandir. Le reste, selon notre Chrétien, 
Citation :
. . ne dépend que de notre bonne volonté à vouloir mieux connaitre les ressorts de notre emprisonnement et à accepter d'emprunter le cheminement qui nous mènera à lui. ( cf. article: Qui est Dieu?)
Tenons la lampe allumée, ne faiblissons pas . . .

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